Chine,  Journal de voyage

Fantaisie et mégalomanie

Après une première semaine bien remplie en Chine, nous avons prévu de lever un peu le pied… De plus, nous venons d’enchaîner notre deuxième train de nuit à la suite. Le confort supplémentaire des couchettes souples (bien qu’il s’agisse du même moelleux, seul le nombre de personnes par compartiment change) nous permet d’arriver plutôt en forme à Xi’an.

Depuis la gare, nous traversons la ville pour nous rendre à notre hôtel. L’ordre et la discipline de Pékin ne semble pas avoir atteint Xi’an. Nous sommes véritablement en Asie : ça pue les gaz d’échappement, il fait chaud, les trottoirs sont partagés de nombreux stands de nourritures et il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde ! 

Cette ville a deux particularités. Premièrement, elle contient la plus importante communauté musulmane de Chine, vestige de la route de la soie. De là, découlent toute une culture : une mosquée avec minarets et une culture gastronomique. Le tout relevé à la sauce chinoise.

La grande mosquée de Xi’an est située au cœur de la ville. Elle n’a aucun lien avec les bâtiments que nous avions visité, notamment à Istanbul. Cela ressemble plus à un temple ordinaire de Chine… sauf que les hommes portent des kufis, la principale pagode est un minaret et le dernier temple est une salle de prière, avec emplacements pour les fidèles et les cinq horaires de prières affichés. Tout autour de la mosquée, différentes ruelles se perdent dans Xi’an et partout, des restaurants, des stands de grillades et autres spécialités. L’agneau est omniprésent : en brochettes ou en ravioles. Tout se mange, nous découvrons même que les pieds de mouton se cuisinent…  Mais pour une fois, on doit dire que l’on n’a pas essayé (sans regrets – hormis du cartilage, il y a quoi à manger ?).

Deuxièmement, et même principalement, Xi’an se situe à quelques kilomètres du mausolée de l’empereur Qin. Considéré comme le premier empereur de l’empire du milieu, il a également une autre particularité, c’est d’être un peu mégalo… Plus de 6’000 guerriers avec chars, chevaux de guerre, fonctionnaires, et bétail, le tout en terre cuite, étaient censés l’accompagnés dans l’au-delà. Aujourd’hui, il s’agit d’un des plus célèbres chantiers de fouilles. Le site est immense, et malgré cela, il peine à absorber les flux de touristes chinois. Et pas des backpackers, non non. En grand groupe, suivant leur guide, au pas de course. Ce dernier est muni d’un petit drapeau et surtout d’un mégaphone ou d’un haut-parleur pour communiquer à son groupe. Ah, ça donne envie !

Le site est grand (encore une fois !), facile à visiter, et impressionnant par son histoire. Nous restons un peu sur notre faim. Nous avions visité une exposition itinérante il y a quelques années. Cette dernière était plus prenante et permettait plus facilement de se projeter dans l’époque et le travail d’orfèvre des artisans. Chaque guerrier présente un visage différent, même leurs lacets sont différents. De plus, les guerriers étaient peints afin d’apporter plus de vie ! Ces petits détails relevés lors de l’exposition n’était pas identifiable sur le site…

En plus de ces deux éléments, Xi’an aura été également un endroit qui nous marquera pour plusieurs raisons. Olivier est allé chez le coiffeur ! Il en avait bien besoin. Ça n’a pas été évident, mais une fois de plus, avec quelques mimes, quelques sourires, une ancienne photo de lui et on arrive à se faire comprendre. Une coupe, un shampoing, un coup de peigne et l’affaire est jouée ! De plus, à quelques pas de là, nous avons dégusté les meilleures nouilles au monde ! La gargote ne peigne pas de mine… mais les nouilles sont faites maison, préparées devant nous (ou presque) et elles ont un goût incroyable ! ça a aussi du bon de s’éloigner des endroits touristiques et de découvrir des petites perles.

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