Journal de voyage,  Polynésie Française

Clichés de Tahiti !

La Nouvelle-Zélande nous offre un dernier cadeau avant de nous laisser partir vers d’autres cieux. En effet, aujourd’hui nous prenons l’avion et le ciel est parfaitement dégagé. Cela nous permettra notamment de jouir d’une vue exceptionnelle sur le mont Taranaki, escaladé quelques semaines auparavant. Un bel aurevoir à ce magnifique pays.

Après une brève escale à Auckland, et un peu de vins mousseux et de jus de tomate pour s’hydrater, nous atterrissons à Papeete, en Polynésie Française ! Un rêve éveillé, un rêve parfait depuis la montée dans l’avion, accueillis par les stewards en chemises polynésiennes distribuant des fleurs de tiaré à placer dans ses chevaux et jusqu’à l’arrivée sur le tarmac où un petit orchestre chante aux rythmes des ukulélés. Pour continuer sur cette lancée, notre hôte nous accueille avec un collier de fleurs aux doux parfums des îles ! Le dépaysement est total, jusqu’à ce qu’il nous informe qu’il est à Tahiti que depuis quelques jours. Avant cela, il était infirmier à … Neuchâtel ! Et oui, un petit suisse qui a souhaité tenter une nouvelle aventure en tentant l’expatriation vers les îles.

Autre anecdote, le tour de la terre est fait ! Pas totalement, pas encore, mais dorénavant, nous rentrons gentiment. Pour preuve, nous vivrons une deuxième fois la même journée. La Nouvelle-Zélande et la Polynésie ont en effet 23h de décalage horaire. Attention, spoiler : Phileas Fogg, gentleman anglais inventé par Jules Vernes, gagnera son pari de tour du monde en 80 jours grâce à ce cumul de décalage horaire !

Dans nos aventures, nous débutons notre exploration des environs en effectuant nos premiers pas à Papeete, la principale ville de Polynésie, capitale de l’île de Tahiti. La ville n’a pas un charme fou… par contre, pas de doute, nous sommes bien en France. Les voitures sont des Peugeot ou des Renault, certaines usées comme ce n’est pas possible et il n’est pas rare de croiser un tahitien avec une baguette à la main ! C’est également le seul endroit, depuis notre départ, où au bout de quelques kilomètres, nous nous ferons arrêter pour un contrôle de nos papiers et celui de la carte grise de notre scooter loué quelques instants auparavant, puis où nous croiserons une autre équipe de gendarmerie contrôlant la vitesse des véhicules à l’aide de jumelles-radar ! Les clichés ont parfois un peu de vérité…

Le tour de l’île nous permettra de découvrir la pointe de vénus, où James Cook fera mouiller l’Endeavour pendant qu’il observera la célèbre étoile ou la petite planète, puis le trou du souffleur, une cavité où les vagues s’engouffrent puis se fracassent créant au passage un souffle surprenant, ainsi que de jolies plages de sable noir. Nous ferons un petit arrêt aux 3 cascades, afin de casser-la-croûte avec un sandwich à l’avocat et au Roquefort en observant Vaimahuta, qui est en fait la seule cascade ouverte au public. Puis nous pousserons un peu plus la route jusqu’à la presqu’île afin de voir Teahupo’o. L’endroit est réputé comme étant celui où les vagues sont les plus difficiles à surfer. Car ici aussi, le vent peut bien souffler et les vagues peuvent ainsi être imposantes. Ou alors, protégée par le lagon, la mer est calme et uniquement bercée par quelques toutes petites vagues. Nous aurions également bien voulu visiter le Musée Paul Gauguin, mais ce dernier était fermé… Tant pis, nous nous sommes rabattus sur la visite de l’arboretum et du jardin de Vaipahi, deux jolis parcs mettant en avant la flore locale. Avant de terminer la visite, nous nous sommes encore rendus aux grottes de Mara’a, qui sont plutôt des cénotes où il fait bon se baigner dans l’eau douce. Nous avons terminé cette petite escapade à Tahiti par un festival de musique. Ce fut une très belle surprise, nous savions que la place de Vaiete était réputée pour ses roulottes, mais nous avons eu la bonne surprise qu’un festival avec différents concerts anime le centre de Papeete. Ainsi, après avoir goûté le poisson cru au lait de coco, nous avons pu profiter du spectacle et écouter les différents groupes chantant tantôt en tahitien, en français ou en anglais.

Avant de découvrir un peu plus la Polynésie, nous avons pris un ferry pour l’île-sœur, Moorea, qui partage le même lagon que Tahiti. Après une traversée tout en douceur (pour une fois), nous attendons Hubert qui nous accueille pour les trois prochaines semaines. Nous tentons une nouvelle formule de voyage, le workaway, soit un échange de services : 2 à 3h de cuisine et de ménage par jour contre le logement. Un excellent deal, surtout aux vues des prix pratiqués sur ces îles éloignées de tout (mais tout de même, hormis quelques produits de luxe, plus ou moins les prix pratiqués en Helvétie… mais en voyage, qu’est-ce que c’est élevé !!!). Hubert est en retard… Puis une vieille Clio déboule devant nous, c’est lui ! En route pour de nouvelles aventures.

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